Moscou s’apprête à signer un énorme contrat avec le Liban

Selon le journal londonien à capitaux saoudiens Asharq al-Awsat, la Russie a annoncé avoir l’intention de signer un important accord militaire avec le Liban qui permettrait au pays de moderniser son armée. Suivant l’avant texte de l’accord dont le journal aurait obtenu une copie, l’accord devrait porter à la fois sur l’échange des moyens de défense, et le renforcement des capacités de sécurité ainsi que la réactivation des coopérations militaires.

L’armée russe et libanaise devrait à cette aune coopérer aussi dans le domaine médical, de la formation des troupes, de l’analyse des données, des opérations de recherche et de sauvetage en mer. La cyberguerre et la lutte contre le terrorisme figureraient aussi dans les clauses de coopération. Une fois cet accord conclu, la Russie et le Liban procéderaient aux échanges des délégations militaires et à l’organisation des manœuvres militaires conjointes. Mais la clause qui devrait inquiéter le plus certains voisins du Liban consiste à ouvrir respectivement le ciel et les ports libanais aux avions de combat et aux navires de guerre russe.

Des navires russes au Liban

Il semble que l’étau se resserre de plus en plus autour d’Israël. À l’heure où le ciel syrien se ferme hermétiquement sur Israël à la faveur des missiles S-200, le Liban, lui aussi ouvre ses ports aux navires de guerre russes.

Alors qu’après moult hésitations, la France vient d’annoncer une aide à l’armée libanaise, la Russie a déjà livré des équipements militaires pour un montant de 11.7 milliards de dollars à l’armée libanaise.

Après s’être définitivement implanté en Syrie via ses bases aériennes et maritimes, quitte à rétrécir le champ d’action d’Israël, ce nouveau coup de Poutine devrait donner davantage de grain à moudre à Tel-Aviv.

À quoi joue Poutine ?

L’accord à venir prévoit d’autres volets qui n’iront pas sans piétiner sur ce que le régime israélien voit comme un « butin gazier », et qui sont de vastes gisements gaziers libanais en Méditerranée repris de force, par Israël. L’appétit avec lequel le régime de Tel-Aviv procède à la spoliation des richesses gazières en Méditerranée ne peut laisser indifférents un géant gazier de la taille de la Russie qui projetterait, aidée par ses assises syriennes et ses alliances libanaises, faire son entrée sur la scène libanaise. L’accord précité prévoit ainsi de donner des droits de stationnement et de transit aux forces armées russes, mais il permettra aussi à Moscou de développer ses réserves énergétiques offshore dans la Méditerranée orientale. À cette aune le fameux bloc 9, que convoitent les Israéliens, pourrait ne pas être une proie facile à avaler, ainsi que semblent le croire les autorités de Tel-Aviv.

En décembre 2017, le Russe Novatek a figuré parmi les trois gagnants étrangers de l’appel d’offres pour la production d’hydrocarbures au Liban. Ce choix est significatif : le Liban aurait pu bien se contenter des entreprises Total ou ENI, mais une présence russe devrait déjà jouer un rôle dissuasif à l’adresse d’Israël qui n’oserait pas attaquer le site de travaux de prospection dans les eaux libanaises.

almanar

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