Trump : de nouvelles sanctions contre l’Iran et l’envoi de l’USS Cole en Mer Rouge

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Donald Trump a terminé sa seconde semaine en tant que Président vendredi 3 février, en faisant la démonstration de sa résolution de réduire la menace iranienne. C’est sa principale préoccupation à l’exclusion de tous les autres problèmes au Moyen-Orient.

Après que Trump ait prévenu la République Islamique « qu’elle jouait avec le feu », le Département américain du Trésor a diffusé un nouveau cycle de sanctions anti-iraniennes, en prenant pour cilbe 13 individus et 12 entités, certaines basées aux EAU, au Liban et en Chine. Dans les heures suivantes, le Destroyer USS Cole a été stationné sur le Détroit de Bab El Mandeb, après que les rebelles Houtis soutenus par l’Iran aient commencé à déposer des mines dans le goulot d’étranglement de cette voie maritime stratégique de la route du pétrole.

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Il s’agissait, pour Washington d’une nouvelle provocation iranienne cherchant à faire grimper les tensions, six jours après une attaque suicide Houtie dans des vedettes rapides contre une frégate saoudienne en patrouille sur la Mer Rouge et d’autres attaques contre des navires américains en octobre dernier.

La déclaration du Conseiller National à la Sécurité, Michaël Flynn, mercredi, mettant l’Iran « en garde », à cause de son dernier test de missile balistique de la semaine dernière, s’est attirée une réplique arrogante, jeudi soir, de la part d’un haut conseiller du Guide Suprême, l’Ayatollah Ali Khamnenei, disant que l’Iran ne tiendrait aucun compte des menaces « inutiles » américaines provenant d’une « personne inexpérimentée ».

Trump a, de façon évidente, décidé que les provocations méprisantes de Téhéran méritaient une réplique appropriée. Il a aussi mis de côté toutes les autres questions moyen- orientales.

Israël a aussi pris une petite réprimande sur les doigts par une autre déclaration de la Maison Blanche, vendredi, disant que ses « nouvelles implantations ou leur extension en Judée-Samarie, peuvent ne pas aider à réaliser la paix au Moyen-Orient », bien que les Etats-Unis n’aient pas de position officielle concernant l’activité dans les implantations ».

On a a demandé à Jérusalem de comprendre que l’Administration Trump était trop occupée à serrer la vis à l’Iran pour devoir aussi s’occuper de la « paix au Moyen-Orient » et du développement de la politique d’implantation.

En ce sens, Donald Trump adopte la ligne opposée à celle de Barack Obama, de son Secrétaire d’Etat John Kerry et des puissances européennes, aujourd’hui, qui jugent les implantations juives de Judée-Samarie comme étant la cause primordiale –non seulement du conflit israélo-palestinien, mais de la plupart des autres malheurs survenus au Moyen-Orient.

Le Président américain a aussi accordé peu de temps à accorder au Roi Abdallah de Jordanie en visite, qui, après avoir remué ciel et terre pour être reçu dans le Bureau Ovale, a dû se satisfaire d’un petit déjeuner avec Trump à Washington –bien que la Jordanie  soit un élément vital du plan américano-russe de « zones de sécurité » en Syrie et qui plus est, héberge la salle de commandement central américain pour la Syrie.

Les sources de Debkafile à Washington révèlent que : après avoir esquivé la question des implantations, Trump était tout aussi anxieux d’éviter de se faire coincer par le monarque jordanien sur la question de Jérusalem, à laquelle il n’aurait pas échappé s’il avait reçu officiellement  le roi à la Maison Blanche.

Cela ne veut pas dire que le nouveau Président des Etats-Unis a l’intention de s’aligner sur le Premier Ministre Binyamin Netanyahu ou le Ministre de l’Education Naftali Bennett sur les implantations ou toute autre question en suspens. S’il réagit avec caractère, Trump ne se laissera pas distraire de ses principaux objectifs par des actions qu’il conçoit comme peu pertinentes. Il a dit par le passé qu’il essaierait de tendre la main afin de faire la paix au Moyen-Orient.

Mais pour le moment, il est pleinement focalisé sur le fait de mettre l’Iran et ses supplétifs, en particulier le Hezbollah, hors de Syrie. Ce but représente un tel défi qu’il ne peut espérer le réaliser sans l’assistance militaire de la Russie. Trump est d’accord de payer un prix très élevé pour obtenir son aide, y compris jusqu’à laisser Poutine poursuivre sa route d’un coin à un autre du Moyen-Orient, ou se tenir à l’écart d’une réconciliation partielle entre l’Egypte et les terroristes du Hamas Palestinien.

La semaine dernière, l’Ayatollah Khamenei croyait encore qu’en laissant la bride sur le cou aux Gardiens de la Révolution en leur permettant de mener des actions provocantes, il pourrait repousser Trump – d’où le test de missile balistique, les vedettes rapides-suicides Houties et les percées réalisées par les milices chiites pro-iraniennes sur le front de Mossoul en Irak.

Mais vendredi, le Président américain a posé ses jalons dans le bras de fer irano-américain qui a commencé à se dérouler et il n’écarte pas une future escalade pour se finir en pleines confrontations militaires, qui puissent impliquer les alliés de l’Amérique, dont l’Arabie Saoudite et Israël.

Cette éventualité est survenue au cours de la longue conversation que Trump a eue avec le Roi Salman d’Arabie Saoudite, le 29 janvier et elle est largement évoquée dans les discussions presque quotidiennes que le Premier Ministre Binyamin Netanyahu mène avec les membres de son  administration. Vendredi matin, Netanyahua parlé par téléphone avec le Secrétaire d’Etat Rex Tillerson.

Ils évaluent tous que Téhéran et ses séides au Moyen-Orient, tels que le Hezbollah libanais, pourraient très bien répliquer contre l’Administration Trump en Syrie ou par des frappes militaires limitées contre Riyad et Tel Aviv. Ces éventualités sont au sommet de l’agenda de Washington pour le moment et elles domineront les affaires du Moyen-Orient dans l’avenir proche.

jforum.fr

Source DEBKAfile

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